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Plus de 20 milliards de dollars à réinvestir dans le filet social

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La Coalition Main rouge lance un document faisant état de 6 mesures concrètes qui permettraient au gouvernement du Québec de refinancer les services publics, les programmes sociaux et l’action communautaire autonome. Le nouveau document Solutions fiscales 2026 fait état de mesures totalisant 20 milliards $ par année.

En procédant à une révision des paliers d’imposition, en mettant en place un nouvel impôt sur l’actif net (patrimoine) du 1% des personnes les plus riches, et en abolissant l’inclusion partielle du gain en capital, parmi d’autres mesures, le Québec disposerait de plus de 20 milliards de revenus supplémentaires pour renforcer significativement son filet social, à un moment où les crises se multiplient (logements chers, insécurité alimentaire et itinérance, pauvreté), que les services publics se détériorent, que les inégalités sociales s’accroissent et qu’une fracture sociale prend peu à peu forme.

« On peut tout à fait se donner les moyens de répondre aux besoins de l’ensemble de la population. C’est une question de choix politiques. Nous intimons le futur gouvernement à rompre avec les politiques néolibérales des dernières décennies, et à réorienter dès maintenant le Québec vers un avenir fait de justice fiscale et sociale », d’indiquer Véronique Laflamme, une des porte-paroles de la Coalition Main rouge.

« Trop souvent, le débat sur les finances publiques est monopolisé par un discours misant presque exclusivement sur la réduction des dépenses, et ce, au détriment du filet social. Aujourd’hui, nous montrons concrètement qu’il est possible de faire autrement en proposant des mesures fiscales qui accroissent les revenus de l’État, plutôt que de s’arrêter au bon vieux réflexe de couper dans les services publics », mentionne Olivier Surprenant, l’un des porte-paroles de la Coalition Main rouge.

« On ne peut pas laisser une poignée de personnes accumuler toujours plus de richesse, alors que des milliers de personnes n’arrivent plus à se loger, à se nourrir adéquatement et à joindre les deux bouts. Nos services publics sont en si piètre état que les gens doivent payer pour aller dans le privé, le secteur communautaire étouffe. Ça doit changer, et la solution passe inévitablement par une plus grande justice fiscale », de conclure Véronique Laflamme.