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Reconduction de la ministre Chantal Rouleau : Déconnexion et mépris

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Le mouvement Le communautaire à boutte et le Réseau québécois de l’action communautaire autonome (RQ-ACA) expriment leur profonde consternation et colère  à la suite de la décision de la première ministre, madame Christine Fréchette, de reconduire madame Chantal Rouleau à titre de ministre responsable de la Solidarité sociale et de l’Action communautaire.

Alors que des milliers de travailleuses et de travailleurs issus de 1 900 organismes communautaires autonomes expriment depuis des semaines leur exaspération et qu’ils reçoivent des appuis de toutes parts, la situation est incompréhensible. « Cette décision soulève de sérieuses inquiétudes quant à la capacité de la première ministre à bien saisir l’ampleur et la réalité des enjeux. Les signaux de détresse lancés par le milieu communautaire ne semblent pas faire partie de ses priorités, ce qui est profondément préoccupant.» insiste Mathieu Gélinas, co-porte-parole du mouvement.

Une occasion manquée de rétablir la confiance

On l’a clairement dit : il y a une rupture importante entre la ministre et le milieu communautaire qui a même réclamé sa démission. L’absence d’écoute et le manque d’ouverture au dialogue ont profondément ébranlé le lien de confiance qui sera difficile à rebâtir.

En choisissant de maintenir madame Rouleau en poste, la première ministre fait le pari du statu quo dans un contexte où un changement de cap s’impose. « Si elle maintient sa ministre en fonction, elle doit exiger un changement de posture immédiat de sa part et engager réellement son gouvernement », s’exclame Caroline Toupin, coordonnatrice du Réseau québécois de l’action communautaire autonome. Le milieu attend une ministre proactive et capable d’assumer pleinement son rôle.

Des attentes toujours aussi fortes

Le communautaire à boutte et le RQ-ACA réitèrent que la situation demeure critique et que des gestes concrets sont attendus sans délai, notamment :

  • La mise en place rapide d’une réelle table de négociation ;
  • Une partie des 250 millions de dollars de manœuvre discrétionnaire dont dispose la première ministre;
  • Un plan de rattrapage financier pour assurer la pérennité des organismes.

 

Le mouvement de l’action communautaire autonome demeure mobilisé

Malgré cette décision décevante, le mouvement réaffirme sa détermination à poursuivre ses actions afin d’obtenir des réponses à la hauteur des besoins. Le communautaire demeure uni, vigilant et prêt à intensifier ses démarches. Le communautaire est à boutte, mais restera DEBOUT.