La Coalition des Tables Régionales d’Organismes Communautaires (CTROC) tient à souligner la Journée mondiale de la justice sociale, qui avait lieu le 20 février, dans un contexte marqué par la hausse du coût de la vie, l’aggravation des inégalités et une fragilisation préoccupante de notre démocratie.
Proclamée en 2007 par l’Organisation des Nations Unies, cette journée repose sur des principes clairs : accès équitable aux ressources, respect des droits humains, travail décent, égalité des chances et pleine participation de toutes et tous à la vie économique, sociale et politique.
Or, dans un contexte prébudgétaire où le discours du gouvernement tend vers les coupures budgétaires et le retour à l’austérité, la CTROC tient à rappeler que la justice sociale passe nécessairement par une véritable justice fiscale et qu’investir dans le communautaire, c’est investir dans la cohésion sociale.
En ce 20 février, la Coalition Main Rouge, dont la CTROC est membre, appelle à des actions dérangeantes partout au Québec. Ces mobilisations, portées dans toutes les régions, rappellent qu’une société équitable ne peut se construire sur l’exclusion, ni sur le désengagement de l’État. Les choix budgétaires ont des conséquences directes sur la vie des personnes et sur la solidité de notre filet social. Son renforcement passe par un réinvestissement massif dans les services publics et les programmes sociaux afin d’agir en amont des inégalités plutôt que d’en assumer les conséquences une fois qu’elles se sont aggravées. À l’inverse, le recours accru à la privatisation et aux compressions, trop souvent présentées comme des solutions, fragilise le tissu social et accentue les écarts.
Un tel réinvestissement doit s’appuyer sur une fiscalité plus juste et plus progressive, d’autant que des alternatives fiscales existent : augmenter le nombre de paliers d’imposition, accroître la contribution des grandes entreprises, mieux taxer la richesse et certaines activités financières et lutter activement contre l’évitement fiscal.
La Journée mondiale de la justice sociale est l’occasion de reconnaître que la solidarité est un choix politique et social et que les inégalités ne sont pas des fatalités individuelles, mais des réalités structurelles, qui exigent des réponses collectives.
Le Québec a les moyens de faire plus pour lutter contre les inégalités sociales.