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Les droits économiques et sociaux sont dans un état alarmant au Québec, selon la Ligue des droits et libertés

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C’est un diagnostic très préoccupant de l’état des droits économiques, sociaux et culturels (DESC) que la Ligue des droits et libertés a rendu public le 17 septembre 2026.

 

La parution en pleine campagne électorale de ce diagnostic, fruit de consultations et réflexions collectives impliquant une vingtaine d’organisations de la société civile, n’est pas due au hasard. C’est l’occasion de rappeler aux partis politiques et aux candidat·es que le Québec a l’obligation d’agir au maximum des ressources disponibles en vue d’assurer progressivement la réalisation de ces droits.

Le diagnostic 2026 permet un aperçu de la situation quant aux droits suivants :

– droit au logement
droit à la santé
– droit à la sécurité sociale et à un revenu suffisant
– droit au travail et droit à des conditions de travail dignes
– droit à l’alimentation
– droit à l’éducation
– droit à un environnement sain

Prendre le pouls des DESC en 2026, c’est constater à quel point des reculs ont été observables dans tous les domaines, parfois par l’inaction ou la négligence de l’État québécois, parfois par son action délibérée.

« Le diagnostic est grave. On veut qu’en cette période électorale, les partis politiques entendent le cri d’alarme lancé collectivement par ce diagnostic des droits économiques et sociaux. Dans plusieurs domaines, les droits reculent de façon incontestable; parfois en raison de l’inaction du gouvernement du Québec, parfois en raison de ses actions délibérées qui éloignent la population du Québec de conditions de vie dignes et justes. » – Laurence Guénette, porte-parole de la Ligue des droits et libertés.

L’austérité, la marchandisation et la privatisation rendent notamment plus difficile la réponse à certains besoins essentiels d’une partie de la population, provoquant des dénis de leurs droits. Certaines lois adoptées au cours des dernières années font reculer les droits ou encore, omettent de les protéger suffisamment. La discrimination et les inégalités sociales sont tolérées et parfois même reproduites par les politiques en place.

« Un gouvernement doit permettre à sa population de s’épanouir et de prospérer. Dans une société démocratique, on juge de la prospérité d’une population à l’évolution de ses droits. L’effritement des droits que l’on constate est une conséquence de 30 ans de politiques néolibérales où les gouvernements successifs ont géré l’État comme des compagnies privées cotées en bourse plutôt que comme des coopératives. Les actionnaires majoritaires prospèrent pendant que les employés se font licencier. Les inégalités se creusent. La santé prend le bord. On est passé du droit à la santé à tout juste le droit d’être soigné. Le droit à la santé recule chaque fois qu’un autre droit économique social ou culturel recule. Il est impératif de renforcer le secteur public et s’attarder aux crises sociales et environnementales pour assurer véritablement le droit à la santé. » – Geneviève Lamarche, coordonnatrice de la Coalition solidarité santé.

Prendre le pouls d’organisations de la société civile qui s’évertuent à défendre les droits, c’est entendre l’ampleur de l’effritement de la démocratie qu’ils constatent – alors qu’ils sont aux premières loges pour observer les besoins de plus en plus criants de l’ensemble de la population du Québec.