Les locataires des Laurentides continuent de subir les conséquences de la rareté et de l’inabordabilité. Le loyer moyen du marché a augmenté de façon exorbitante depuis 2018 dans plusieurs municipalités des Laurentides: 90% dans la ville de Sainte-Agathe-des-Monts représentée par France-Élaine Duranceau, 96% à Saint-Sauveur, 80% à Mirabel,…
🎙️Entrevue avec CIME FM👇🏽
«Devant cette hausse faramineuse, madame Laflamme rappelle que les locataires, pour leur part, n’ont pas vu leurs revenus augmenter au même rythme que les loyers, depuis 2018.
Résultat : les locataires s’appauvrissent et doivent maintenant consacrer entre 50% et 80% de leurs revenus mensuels au logement.
Autre impact important de l’inabordabilité des logements est certainement l’insécurité alimentaire.
Un rapport du laboratoire de l’Observatoire québécois des inégalités publié l’automne dernier dévoilait que le tiers des locataires du Québec vivent une insécurité alimentaire. (…)
Dans un contexte où 90% du parc de logements locatif appartient au privé, prenons l’exemple de Mirabel. En 2018, le prix moyen d’un logement, toutes catégories confondues, était de 812$. Aujourd’hui, il se chiffre à 1459$. À Saint-Jérôme, pour le même exercice, on passe d’un loyer moyen établi à 695$ en 2018, à 1122$ aujourd’hui.
Que fait la CAQ ?
La pénurie de logements, tout comme la crise dans son ensemble, est bien présente depuis 2018, année où, comme le rappelle Véronique Laflamme, la Coalition Avenir Québec, avec François Legault à sa tête, a mis la main sur la bourse du Québec. Or, elle déplore que les deux derniers budgets caquistes ne comportaient aucun investissement en logement social et abordable.
Dans un contexte prébudgétaire, le FRAPRU exhorte le gouvernement de la CAQ d’accoucher rapidement d’un plan sérieux, supporté par un budget comportant des investissements dans le logement social et abordable à court terme.
Une planification sur plusieurs années en logement social est aussi grandement nécessaire selon madame Laflamme.
Elle soutient qu’afin d’inverser la pression et de forcer une réduction du prix des loyers, un programme de logements sociaux doit inévitablement être déployé par le gouvernement provincial.
Ce plan doit contenir plusieurs projets, créant une offre d’habitation diversifiée comprenant notamment des habitations à loyer modique (HLM), des COOP d’habitation ainsi que des logements gérés par des OBNL. Les loyers doivent, évidemment, correspondre à la capacité de payer des locataires.»
📻 Écoutez l’entrevue de Véronique Laflamme, porte parole du FRAPRU (Front d’action populaire en réaménagement urbain) à Cime FM : https://linktr.ee/frapru