
Le Collectif des personnes survivantes de la P-38 a tenu une une conférence de presse le 21 mai dernier devant les bureaux du ministre responsable des Services sociaux, Lionel Carmant, afin de dénoncer les impacts du projet de loi 23 et l’élargissement inquiétant des pratiques d’intervention forcées au Québec.
Le Collectif estime que le projet de loi 23 s’inscrit dans une logique de contrôle et de répression qui augmenterait la détresse et la méfiance envers le système de santé des personnes qui seraient hospitalisées de force. « L’hospitalisation forcée est très traumatisante. Depuis que je l’ai vécue, j’hésite à demander de l’aide quand j’en ressens le besoin »
De plus, les membres du Collectif rappellent que la voix des personnes premières concernées n’a pas été entendue en commission parlementaire. L’évènement a permis aussi de revendiquer que leur savoir expérientiel soit pris au sérieux lorsque des changements législatifs qui les touchent principalement sont envisagés.
La conférence de presse a réuni des personnes survivantes de la psychiatrie, des groupes communautaires et des allié.es du mouvement. Des prises de parole ont été présentées afin de documenter les effets concrets de l’hospitalisation forcée et des pratiques coercitives.