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Étude des crédits budgétaires : Devant des coupes inédites, le mouvement communautaire demande des engagements concrets du gouvernement

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Le Réseau québécois de l’action communautaire autonome (RQ-ACA) sera présent pour l’étude des crédits budgétaires le 14 mai pour dénoncer des coupes et gels de subventions inédits du gouvernement caquiste en matière d’action communautaire autonome. Dans un contexte de mobilisation sans précédent, le mouvement réclame des engagements concrets avant la fin de la session parlementaire : un investissement d’urgence et l’ouverture d’une véritable table de négociation.

Des coupes qui révèlent la fragilité du secteur communautaire

Depuis deux ans, le gouvernement impose des coupes et gels sans précédent à l’action communautaire autonome dans au moins quatre ministères :

  • Éducation : Le non-renouvellement d’une aide de 400 000 $ à Co-Savoir fragilise un organisme qui outille des groupes en éducation des adultes et en alphabétisation depuis plus de 40 ans.
  • Immigration : Le programme PASI est gelé depuis deux ans, alors que la demande a bondi de 10 %.
  • Environnement : Des groupes écologistes naviguent à vue depuis l’expiration de leurs protocoles le 31 mars dernier.
  • Télés communautaires: Coupure de 15 000$ à la Fédération des télévisions communautaires autonomes du Québec, communiqué sans préavis à la veille de la fin de l’année financière.

Ces situations ne sont pas des cas isolés, elles sont les symptômes d’un sous-financement chronique et de choix politiques que des annonces de façade ne peuvent pas masquer. En tant que Ministre responsable de l’action communautaire, Madame Rouleau sera questionnée sur ces coupures et appelée à s’engager à faire pression sur ces collègues pour rétablir les financements coupés.

« Jamais, depuis l’adoption de la Politique de reconnaissance de l’action communautaire en 2001, un gouvernement ne s’est permis de couper de manière aussi ciblée et systématique dans des programmes dédiés à l’action communautaire autonome, s’indigne Caroline Toupin, coordonnatrice du RQ-ACA. Le gouvernement semble vouloir réduire son déficit sur le dos des personnes les plus vulnérables et d’un secteur déjà en crise. »

Des attentes claires — et une échéance qui approche

Le mouvement communautaire demande l’injection d’un fond d’urgence et l’ouverture d’une table de négociation en vue d’un investissement structurant. Mais la fin de la session parlementaire approche, et chaque semaine d’inaction se traduit en organismes qui ferment, en travailleuses qui partent, et en personnes vulnérables qui perdent des services.

« Nous prenons acte de la récente ouverture du cabinet de la Première ministre à entamer un dialogue et nous y voyons une occasion réelle, affirme Mme Toupin. Mais que les choses soient claires : cette ouverture ne ralentit pas la mobilisation. Elle l’oriente. Le gouvernement a encore le temps de répondre aux cris du cœur du mouvement, plutôt que d’en faire un enjeu électoral.»