
Le Regroupement des ressources alternatives en santé mentale du Québec (RRASMQ) tenait le 9 octobre dernier au matin, à la station Frontenac, une activité de collecte de paroles citoyennes afin de contribuer à identifier les priorités actuelles en santé mentale, participant ainsi à une semaine d’activités auxquelles une dizaine de groupes communautaires se sont joint. Ces activités se tiennent dans le cadre de la Journée de l’Alternative en santé mentale, soulignée cette année sous le thème « Je choisis la solidarité comme acte de résistance!».
Une démarche populaire d’envergure
«On a voulu marquer le coup, dans le contexte des élections, et animer la discussion collective autour de nos espoirs de changement» de souligner France Brault, membre du comité Mobilisation du RRASMQ. Ainsi, plusieurs ressources alternatives des 4 coins du Québec ont convié leur population à compléter la phrase : «Pour améliorer et protéger la santé mentale des gens autour de moi, le prochain gouvernement devrait….». Cet exercice se poursuit en ligne du 10 au 20 octobre pour celles et ceux qui auraient raté les événements.
Faire entendre la voix citoyenne
«C’est fou comme on recueille de belles idées et des pistes d’action porteuses d’espoir! On y retrouve la volonté que les conditions de vie s’améliorent, mais aussi que l’aide en santé mentale soit accessible et respectueuse. » indique Yves Brosseau, membre du CA du RRASMQ et de la ressource L’Avant-garde en santé mentale, à La Prairie. Dans le cadre de cette vaste collecte, le RRASMQ espère réunir plus de 1000 paroles citoyennes, dans le but de les déposer à la prochaine personne qui siègera comme ministre responsable des services sociaux (et de la santé mentale). «La santé mentale, c’est un enjeu transversal. Bien s’en occuper, en agissant sur les causes de ce qui nous fait souffrir, en soutenant les groupes d’action communautaires autonomes dont c’est la mission, ça permet d’améliorer nettement le bien-être de la population!» conclut Anne-Marie Boucher, co-coordonnatrice du RRASMQ.
Au Québec, des centaines de groupes communautaires autonomes en santé mentale sont présents dans toutes les régions pour soutenir et accompagner des milliers de personnes. Parmi ceux-ci, les ressources alternatives deviennent pour plusieurs des lieux d’appartenance, voire la famille qui leur fait défaut. Le milieu considère qu’il y a urgence d’agir, en santé mentale, afin qu’on investisse massivement dans l’amélioration des conditions de vie, mais aussi dans des accompagnements en santé mentale qui seront de qualité et respectueux des droits.