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Grève des organismes en défense collective des droits : une mobilisation essentielle

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Du 2 au 6 février 2026, les organismes en défense collective des droits (DCD) à travers le Québec entreront en grève rotative, une mobilisation d’envergure organisée par le Regroupement des organismes en défense collective des droits (RODCD). À l’approche du budget 2026, cette action vise à envoyer un message clair : il est urgent que le gouvernement reconnaisse et soutienne adéquatement le travail essentiel des groupes en DCD.

Depuis 2022, le secteur n’a reçu aucun rehaussement significatif, ne bénéficie d’aucune indexation, dépend de financements temporaires qui prendront fin en 2027, et laisse encore des groupes sans soutien, malgré des besoins bien documentés. Cette inaction fragilise directement la défense des droits des personnes les plus vulnérables.

Les revendications : pour un financement juste et durable
Pour assurer la pérennité du secteur et répondre aux besoins réels de la population, le mouvement réclame :
• 155 M$ supplémentaires par année pour financer adéquatement la mission des groupes en DCD, incluant les coûts liés à la participation pleine et entière des personnes ayant des limitations fonctionnelles
• La mise en place d’un mécanisme permanent d’indexation, basé sur l’Indice des coûts de fonctionnement du communautaire (ICFC), fixé à 3,6 % pour 2025-2026
• Un processus transparent d’accueil et de financement pour les groupes en attente, accompagné d’une enveloppe permanente dédiée aux nouveaux organismes
• Le retrait du chapitre 4 du projet de loi 7, qui menace l’indépendance des organismes en défense collective des droits

Ces demandes ne sont pas des privilèges, elles sont nécessaires pour que les organismes puissent continuer à jouer leur rôle de vigie, de mobilisation et de soutien auprès des communautés.

Droits et recours Laurentides : solidaire et mobilisé
Droits et recours Laurentides participera à la semaine de mobilisation du 2 au 6 février 2026, en solidarité avec l’ensemble du mouvement. Parce que défendre les droits, c’est agir collectivement. Parce que sans un financement stable et adéquat, c’est toute la mission de justice sociale qui est mise en péril.

Les droits, ça se défend collectivement!